Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Sandrine Collette : Des nœuds d'acier

Des nœuds d'acier de Sandrine Collette   5/5 (09-02-2013)

 

Titre sorti simultanément avec Une semaine en enfer pour le re-lancement de la collection Sueurs froides des Edition Denoël après 15 ans de pause, Des nœuds d’acier (265 pages) est disponible depuis le 17 janvier 2013, et en version poche depuis le 29 janvier 3014, chez Le Livre de poche.

 

 

 

L’histoire (éditeur) :

 

Avril 2001. Dans la cave d'une ferme miteuse, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux vieillards qui veulent faire de lui leur esclave. Théo n'a pourtant rien d'une proie facile : athlétique et brutal, il sortait de prison quand ces deux vieux fous l'ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d'autres. Alors, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d'échapper à ses geôliers.

 

Mon avis :

 

Les éditions Denoël ont frappé très fort avec ce thriller. Des nœuds d’acier est saisissant ! C’est un thriller que vous commencez et que vous ne pouvez plus lâcher ! Quasiment lu en une après-midi, je ne voulais plus le poser et quand je n'ai plus eu le choix, je n’avais qu’une chose en tête : retrouver Théo dans son calvaire. Sadique penserez-vous…..et bien je vous mets au défi de vous lancer dans ce roman et de ne pas ressentir la même chose.

 

Théo Béranger, 43 ans, sort de prison après avoir purgé 19 mois de peine pour l’agression de son frère Max, qu’il a retrouvé au lit de Lil, la femme qu’il aime. Il choisit de fuir et de trouver refuge dans un coin isolé du sud de la France. Chez les Mignon, charmants propriétaire de chambres d’hôtes, il redécouvre le plaisir de la marche à travers les sentiers perdus en pleine nature sauvage. Aux détours d’un chemin il trouve ce qui semble être une maison abandonnée mais tombe sur un étrange vieillard. C’est le début du cauchemar pour Théo.

 

En ouvrant le récit par l’évocation d’un fait divers ultra médiatisé, l’auteure apporte une touche d’authenticité et accentue l’effet de terreur du récit qui suit. Ecrit à la première personne (sous la forme d’un journal), Des nœuds d’acier nous présente le nouveau quotidien de Théo à travers ses mots et ses sentiments. Effroyable par son réalisme et sa tension, ce huis clos emmène le lecteur tout droit dans l’horreur de la séquestration.  Enchainé dans une cave, Théo est plus qu’un prisonnier. Il subit pendant des mois  souffrances physiques, humiliations et privation. La violence est à son comble.

 

C’est un premier roman incroyable que nous offre Sandrine Collette, une auteure que je vais suivre assurément. Son écriture est parfaite : rythmée, juste en terme de descriptions (pas besoin de s’étaler dans des détails insoutenables, l’horreur vécu par le protagoniste se suffit à elle-même) et offre une réflexion sur la captivité et des choix qui en découlent. Des coups de théâtre dramatiques relancent l’intrigue qui alterne les moments d’espoir, de résignation, de doute…  Bref, Des nœuds d’acier m’a tenu en haleine du début à la fin. C’est un roman noir percutant, un excellent thriller tout simplement.

 

 



10/02/2013
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