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Paul Clément : Les décharnée, une lueur au crépuscule

Les décharnée, une lueur au crépuscule  de Paul Clément   3/5 (23/04/2019)

 

Les décharnée, une lueur au crépuscule  (335 pages)  est paru le 29 novembre 2015 via CreateSpace Independent Publishing Platform.

 

L’histoire (éditeur) :

 

Prix Livraddict 2016 – Catégorie Fantastique.
Élu "Meilleur roman SF / Fantasy" aux Indés Awards 2017.

Provence. Une journée de juin comme une autre... jusqu'à ce que tout bascule dans l'horreur.
Imaginez que tous vos repères quotidiens ne soient soudain plus que des résidus du passé. C'est la réalité que Patrick, un agriculteur misanthrope et vieillissant, doit embrasser de la manière la plus brutale possible. Et que va-t-il bien pouvoir faire de cette foutue gamine qu'il vient de sauver de ces monstres qui errent dehors ? Sa vie vient de changer à tout jamais et pourtant ce n'est que le début. 

 

Mon avis :

 

Fan de zombies un jour, fan de zombie toujours !

Oui, mais de plus en plus difficile aussi…

 

Alors, si j’ai apprécié me plonger dans cet univers frenchy de mort-vivants (nous sommes là dans le sud  de la France), je dois quand même avouer qu’il y a ici un petit goût de « déjà vu » qui a eu tendance à me lacer.

 

Malgré tout, il est bon de spécifier que ce roman est le premier de l’auteur et que ce dernier fait preuve d’une certaine qualité narrative. Son style est vif, sans lourdeur et  aussi évocateur que subtil, parfois même délicat. Il n’est pas simplement question d’action, de survie et de situations oppressantes (que l’on retrouve dans tous les bouquins, et films du genre) mais avant tout d’une relation forte entre Patrick, un agriculteur de 57 ans et Emma, une gamine d’une dizaine d’années, qui vont apprendre à se dompter (pas facile pour ce vieil homme seul et un peu aigri et pour cette fillette qui a perdu sa famille) et devoir faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour s’en sortie autant que de courage.

 

Paul Clément articule certes une intrigue prévisible mais cohérente et malgré tout suffisamment riche pour maintenir le lecteur en alerte et attentif à ses héros, des personnages finalement très proches du lecteur.

 

« Notre propension à nous croire les maîtres du monde s’était mue en des murmures de résignation. Seuls les zombies continuaient à crier. Leur gloire n’avait rien de monumental, jamais ils ne bâtiraient quoi que ce soit, mais leur toute puissance était sublime, en quelques semaines, ils avaient complètement métamorphosé le monde. Notre bruyant remue-ménage si rassurant état devenu une quiétude terrifiante. »

 

En somme, rien de nouveau sous le soleil, mais un titre français (plein de boyaux, de tripes, de cadavres en putréfactions réanimés, en quête de chair humaine et plus rapides qu’à l’accoutumée)  qui plaira a beaucoup d’amateurs du genre.

 



05/02/2020
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