Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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John Green : Nos étoiles contraires

Nos étoiles contraires de John Green   4,75/5  (30-12-2012)

 

Nos étoiles contraires  (327 pages) est le dernier roman de John Green, dont la sortie est prévue le 21 février 2013 aux Edition Nathan.

  


L’histoire (éditeur) :

 

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.


Mon avis :


Bon alors forcément avec son thème  et la jeunesse de ses personnages, Nos Etoiles Contraires est un livre qui émeut (attention vous risquez de verser une larme). Mais l’intérêt du livre ne tourne (heureusement) pas autour de la maladie. C’’est avant tout, l’histoire d’une relation qui évolue malgré les aléas du cancer. Celle de deux adolescents, plein d’humour et d’audace, entrainés dans une intrigue qui se lit avec grand plaisir.


« Je crois qu’on peut choisir, dans la vie, comment on a envie de raconter une histoire triste et, Augustus et moi avons choisi la  manière drôle. » Page 215


Hazel Grace  Lancaster, 16 ans, atteinte d’un cancer à la thyroïde en phase terminale (avec des métastases dans les poumons qui l’obligent à vivre reliée à une bouteille d’oxygène) rencontre Augustus Waters, 17 ans, (en rémission d’un ostéosarcome) lors d’un rendez-vous hebdomadaire à un groupe de soutien. Très rapidement des liens se créent entre les deux éclopés de la vie. L’un passionné de jeu vidéo et de littérature sanguinolente, l’autre grande fan inconditionnelle de l’écrivain Peter Van Houten, auteur du roman : « une impériale affliction », qui touche Hazel au plus haut point, tant l’auteur y exprime des sentiments personnels et profonds à l’égard de sa maladie. Après avoir fait découvrir ce livre à Gus, les deux adolescents n’ont plus qu’une idée en tête : savoir ce qu’il advient des personnages secondaires, dont l’histoire est restés en suspend à la fin de l’œuvre.  Les voilà lancés dans cette mission, jusqu’à ce que les déceptions arrivent et la maladie les rattrape.


« Mon livre préféré, et de loin, était Une impériale affliction, mais je n’aimais pas en parler. Il arrive qu’à la lecture de certains livres on soit pris d’un prosélytisme étrange, tout à coup persuadé que le monde ne pourra tourner rond que lorsque tous les êtres humains auront lu le livre en question. Et puis il existe des livre, comme Une impériale affliction, des livre particuliers, rares et personnels, pour lesquels on ne peut manifester son attachement sans avoir l’impression de les trahir. (…) Une impériale affliction était mon livre, au même titre que mon corps était mon corps, mes pensées étaient mes pensées. » Page 37


Hazel et Augustus ont une vraie conscience de leur vie, de leurs chances (et du reste malheureusement). Ils tentent de vivre en profitant du moment présent à chaque instant, même si la maladie est parfois trop présente. Je vous passe leur courage, préférant mettre en avant leur esprit vif, intelligent et cocasse.  Gus, m’a particulièrement plu. Il est charismatique, plein de métaphores, romantique, délicat, super touchant. Hazel, la narratrice, est  d’une profonde empathie pour son  entourage, et bien qu’elle soit préparée à affronter la mort, est loin de se douter à quel point elle en sera victime.


« Quand on est admis aux urgences, une des premières choses qu’on vous demande, c’est d’évaluer votre douleur sur une échelle de un à dix. (…) On m’avait posé la question des centaines de fois au cours des dernières années et je me rappelais d’une fois en particulier où je ne trouvais plus ma respiration, où j’avais l’impression d’avoir la poitrine en feu, des flammes qui me léchaient l’intérieur de la cage thoracique à la recherche d’un moyen de s’échapper en me brulant tout le corps au passage. Mes parents m’avaient emmenée aux urgences où une infirmière m’avait demandé d’évaluer ma douleur sur la fameuse échelle. Je ne pouvais même pas parler, alors j’avais levé neuf doigts. (…) J’avais dit neuf, parce que je gardais le dix en réserve. Et voilà qu’il était là, cet énorme et terrible dix, qui me giflait à tour de bras tandis que j’étais allongée sur mon lit à regarder le plafond, les vagues de douleur me projetant contre les rochers, puis me tirant en arrière vers le large pour mieux me projeter contre la paroi déchiquetée de la falaise, me laissant flotter à la surface, le visage tourné vers l’eau, sans me noyer. » Page 273

 

Pour les fans de John Green (et je sais qu’il y en a !) je ne saurais dire  si Nos Etoiles Contraires sera considéré comme son meilleur roman. Pour notre première rencontre, je dois dire que le charme à opéré. Je renouvellerai même l’expérience avec plaisir lors d’un prochain rendez-vous  livresque. Bon, c’est certain qu’il ne faut pas s’arrêter aux détails. Et d’ailleurs l’auteur le précise très bien dans la partie Remerciements (toute la partie en rapport avec la maladie est abordée de façon fictionnelle). Il n’empêche qu’une fois commencé, il est presque impossible de se détacher de ce livre. Il est super addictif ! On s’accroche tout de suite aux personnages. On suit leur chemin dans la maladie, la douleur, l’appréhension de la mort et aussi leur amour et leur passion commune. Nos Etoiles contraires est bien fait. C’est un roman pathétique mais on est loin du tragique et  du larmoiement continuel.  Au contraire, on sourit souvent, les dialogues sont directs, cyniques et optimistes. J’ai beaucoup aimé la fluidité dans l’écriture (le parfait mélange entre narration et dialogue) et surtout le style de John Green alternant légèreté et passage plus profonds, voire carrément délicats. Le triste et le comique se côtoient avec  beaucoup de sensibilité.


En Bref j’ai trouvé que Nos Etoiles contraires était un très beau livre plein d’émotions (vous êtes prévenu !) sur la vie et l’amour. Le tout est intelligemment raconté dans un style très abordable.


 « J’ai l’impression d’être une grenade, maman. Je suis une grenade dégoupillée et, à un moment donné, je vais exploser. Alors j’aimerais autant limiter le nombre de victimes ! Page 105


« Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort : d’abord doucement et puis tout d’un coup. » Page 131



03/01/2013
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