Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Jay Bonansinga et Robert Kirkman : The Walking Dead 1, L’ascension du gouverneur

 

The Walking Dead 1 : L’ascension du gouverneur de Jay Bonansinga et Robert Kirkman      5/5 (23-05-2012)

 

L’ascension du gouverneur (352 pages) est le premier tome de la série The  walkind Dead, roman inédit publié aux Editions Livre de Poche le 7 mars 2012.

Un grand merci à Karine du Club de lecture et aux Editions livre de poche pour ce partenariat, auquel je n’ai pas osé mettre la mention coup de cœur (on parle de zombies quand même !) mais qui n’est pas loin.

 

Petit point sur la série The Walking Dead : à l’origine, il s’agit d’une série de Comic books américains créée par Robert Kirkman et publiée (en noir et blanc) en 2003. Depuis octobre 2010, une série télévisée américaine, adaptée par Frank Darabont et Robert Kirkman, est diffusée aux Etats Unis. The walking Dead qui connait un succès énorme est devenue une série culte. C’est donc tout naturellement que Robert Kirkman s’est lancé dans l’écriture du roman (page consacré à l'actualité de la série).

 


 

 

L’histoire (éditeur) :

 

Dans le monde de The Walking Dead, envahi par les morts-vivants où quelques-uns tentent de survivre, il n’y a pas plus redoutable que le Gouverneur. Ce tyran sanguinaire qui dirige la ville retranchée de Woodbury a son propre sens de la justice, qu’il organise des combats de prisonniers contre des zombies dans une arène pour divertir les habitants, ou qu’il tronçonne les extrémités de ceux qui le contrarient. Mais pourquoi est-il si méchant ? Dans L’Ascension du Gouverneur, le lecteur découvre pour la première fois comment et pourquoi Philip Blake est ce qu’il est, ce qui l’a conduit à devenir… le Gouverneur.

 

Mon avis :

  

L’ascension du gouverneur n’est pas uniquement une novélisation de la série, mais plus ses prémices, ou comment Philip Blake est devenu le Gouverneur.

Le récit commence alors que l’épidémie est arrivée il y a à peine une semaine. Philip Blake, son frère Brian, sa fille Penny et ses deux copains Bobby et Nick ont quitté leur ville natale de Waynesboro afin de rejoindre le centre d’accueil des survivants à Atlanta. On sait très peu de chose de cette épidémie appelée « la peste », juste que les morts se réveillent. Devenus des morts-vivants, ils ne sont motivés que par l’appétit de la chair humaine. Dans ce chaos, les personnages tentent de survivre : chercher de la nourriture, à boire, des armes, des munitions, ou bien juste un abri. Tout est très compliqué et face à tant d’abominations, les caractères se transforment (ou se dévoilent) doucement.

Leur voyage les amènent à faire quelques rares rencontres, sans jamais aboutir à une alliance,  jusqu’à ce qu’ils arrivent à Woodsburry où une petite communauté d’une soixantaine de personnes est déjà installée…

 

L’intrigue a beau être classique et vue et revue maintes fois (zombie, survie, massacre, anarchie…) c’est malgré tout avec un immense plaisir que j’ai lu ces pages. L’écriture est très simple (récit au présent). Le vocabulaire (qui n’a rien d’exceptionnel) suffit à plonger avec facilité le lecteur dans l’ambiance apocalyptique. Les descriptions sont précises et permettent de bien visualiser les scènes. Grrr, c’est dégueu, la tension est omniprésente et les situations d’isolement accentuent le sentiment de terreur et de peur. L’ascension du Gouverneur remplit bien son rôle.

 

L’oppression est constante d’autant que les personnages mis en scène sont des hommes normaux, simples et fragiles, auxquels on pourrait facilement s’identifier si la situation (plus qu’anormale) ne les rendait pas si extrêmes. Mais quel serait notre comportement dans une telle situation ?

Nous sommes en présence de quatre personnages principaux. Brian Blake l’aîné, est lâche, faible, nerveux mais juste et d’une attention particulière envers sa nièce qui m’a beaucoup touché. Son frère, Philip, est intrépide et prêt à tout pour sauver sa fille,  même à trucider le maximum de zombies qui croisent leur route. Considéré comme le chef par le reste du groupe, il prend les décisions et va sans cesse de l’avant. Mais sa force et sa détermination sont une carapace qui finira pas se briser. Sa fille Penny a juste 7 ans. Sa douceur et son innocence contrastent avec les autres et ce qui les entoure. Quant à Nick, c’est un homme bon et droit, qui est réfléchi et qui cherche les réponses dans la religion. Au fil du récit, on les voit évoluer et perdre leur côté humain pour sombrer peu à peu dans la bestialité.

 

Bien que je sois une grande fan des zombies, j’étais totalement étrangère à la série The Walking Dead, n’ayant ni ouvert un des comics ni même regardé un épisode TV. Et pourtant, ça n’a en rien gâché ma lecture (aucun élément ne m’a manqué). Au contraire, j’ai totalement adhéré et suis pressée de connaitre la suite. L’Ascension du Gouverneur n’est pas simplement la transformation d’un père de famille en monstre sanguinaire, comme j’aurais pu le penser au début de ma lecture. C’est, dans un dénouement étonnant, que l’on découvre en réalité, l’évolution d’un homme face à la nouvelle réalité du monde.

 

  

  



24/05/2012
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