Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Irène Cohen-Janca : Arrête de mourir

Arrête de mourir de Irène Cohen-Janca    5/5 (26-01-2012)

 

Pourquoi et comment j’ai lu ce livre ? J’ai découvert ce livre avec le très bon billet de Mya. Comme souvent elle m’a donné envie et le voilà arrivé alors dans ma PAL. Et puis un beau jour, Mya décide de faire voyager le livre et me le propose. Impossible de refuser. Arrête de mourir est donc arrivé dans ma BAL ce 23 janvier,  après être passé entre les mains de Liyah.

 

 

Arrête de mourir est un tout petit livre de 81 pages, publié chez Actes Sud Junior, dans la collection D'une seule voix le 13 avril 2011. A ceux qui pourraient penser que ces moins de 100 pages ne vaudraient pas un bon gros roman, détrompez-vous car voilà un concentré d’émotions ! Comme quoi le nombre de pages ne fait pas la force d’un ouvrage.

 

L’histoire (éditeur) :

 

Samuel voudrait seulement profiter de ses dix-sept ans, être amoureux, insouciant... Mais la vie en a décidé autrement et il doit affronter le regard de sa mère qui vacille et se perd. Comment vivre avec une mère qu'on ne reconnaît plus ?

 

Mon avis :

 

Arrête de mourir est destiné à un public d’adolescents à partir de 12 ans mais reste une excellente lecture adulte. 

Sans aucune référence médicale, il traite de la maladie d’Alzheimer, sujet qu’il n’est pas facile d’évoqué. Il s’agit simplement d’une confidence, d’un témoignage. On découvre la maladie à travers les yeux et les mots d’un adolescent de 17 ans qui doit faire avec une mère grignoté par la maladie. Cette femme s’efface pour n’être plus qu’une inconnue venue s’immiscer dans la famille bousculant tous les codes logiques et la détruisant.

«  Je lui ai répondu que 17 ans, c’est un peu tôt pour devenir parent de ses parents, en plus, parent d’un enfant fou. »

« J’imaginais ma mère s’enlisant peu à peu dans des sables mouvants. Et nous entrainant tous avec elle dans ce lent engloutissement »

 

A l’âge des premiers amours, des études (c’est l’année du bac) et de l’insouciance tout simplement, Samuel doit faire face à la maladie et avec l’arrivée de celle-ci c’est le déluge des émotions. J’ai trouvé les mots percutants le texte très dur, mais finalement très beau car si expressif de l’amour d’un enfant envers sa mère qu’il voit partir et mourir à petit feu.   

« Tu vas mourir un peu chaque jour. (…) tu n’as pas le droit, t’entends, pas le droit de te défiler si tôt. Tu n’as pas fini ton boulot de mère. Trop tôt. Tu entends, trop tôt pour déjà foutre le camp. ARRETE DE MOURIR ! ».

 

L’écriture est hachée, saccadée. Les phrases sont courtes, si courtes que parfois elles ne sont faites que d’un ou deux mots, sans verbe. Le texte va vite et les mots sont violents, à l’image de la maladie et de sa progression. Irène Cohen-Janca fait magnifiquement évoluer les sentiments du narrateur. Arrête de mourir est le cri de désespoir face à l’arrivée de la maladie, le cri de colère devant la transformation de sa mère et enfin le cri d’amour de Samuel pour cette enfant murée dans le passé qu’est devenue sa maman. C’est au final un récit poignant et une très belle déclaration d’amour.

 

Merci Mya pour ta générosité et pour les belles découvertes que tu nous offres. Ce petit livre va repartir maintenant vers de nouveaux horizons. Je souhaite au lecteur qui le recevra une belle lecture !



26/01/2012
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