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Alan Bradley : Une enquête de Flavia de Luce 1, Les étranges talents de Flavia de Luce

 

 

Une enquête de Flavia de Luce 1 : Les étranges talents de Flavia de Luce  d’Alan Bradley   4/5 (03-09-2012)

 

Les étranges talents de Flavia (372 pages) est le premier volume des aventures de Flavia de Luce. Publié en mai 2012 aux Editions Le masque dans la collection jeunesse MSK et aux Editions JC Lattès dans la collection Thrillers.

  

         

  

L’histoire (éditeur) :  


Été 1950. Le paisible manoir de Buckshaw est agité par de surprenants événements. Un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le maître de la famille, le colonel de Luce, n’est plus lui-même. Le plus mystérieux ? Quelqu’un a subtilisé un morceau de l’écœurante tarte à la crème de Mme Mullet. 
Avec son œil affuté et son laboratoire de chimie, c’est Flavia, l’une des trois filles de Luce, qui va mener l’enquête dans le passé tourmenté de son père. 


Mon avis :


Les étranges talents de Flavia de Luce est un roman publié à la fois au rayon adulte et au rayon jeunesse et je trouve quand même que pour une lecture junior c’en est une plutôt ardue. Pas difficile, mais je pense qu’elle serait susceptible d’être abandonnée  par des jeunes lecteurs, car il faut reconnaître que les descriptions et l’écriture sont pointues (il y a beaucoup de références historiques, littéraires, scientifiques).


Et pourtant, tout cela a été un point fort pour moi car ça m’a permis de m’immerger totalement dans l’univers de l’héroïne, dans lequel l’auteur nous plonge d’ailleurs dès les premières lignes. Nous sommes en Angleterre, en juin 1950 (l’ambiance est britannique à souhait, j’adore !). On suit Flavia, la dernières des filles des de Luce, qui vit avec son père et ses grandes sœurs, Ophélia (17 ans, centrée sur son physique) et Daphné (13 ans passionnée de littérature) qui ne sont vraiment pas tendres avec elle. Plutôt (et forcément) solitaire, elle est le plus souvent enfermée dans son laboratoire, entre livres, fioles, ballons et flacons où elle se passionne pour les poisons de toutes sortes et tous les éléments de la classification périodique (rrrrhhhh horreur !!!! voilà bien un domaine qui ne m’intéresse pas et surtout dont je ne comprends absolument rien).

Voilà qu’un soir elle surprend une conversation houleuse dans le bureau de son père. Durant la nuit qui suit, attirée par un détail insignifiant, elle se rend au potager et découvre au milieu des concombres un homme qui lui livre son dernier souffle. Nous voilà lancé au côté de Flavia dans une enquête policière, motivée par son envie de la résoudre avant l’inspecteur Hewitt et surtout de prouver l’innocence de son père qui devient vite le parfait coupable.  Pour la suite, je vous invite à découvrir cette intrigue policière menée habilement où il est question d’illusionnisme, de royauté, de timbres et aussi d’amour.


Il n’y a pas réellement de coup de théâtre mais l’histoire est bien construite et on la suit avec plaisir, d’autant que le thème de la philatélie est originale et que cette Flavia est juste géniale. Elle m’a surprise par son côté chipie-téméraire, capable de mentir avec un aplomb incroyable, de trafiquer le rouge à lèvre de sa sœur et en même temps prête à tout pour aider son papa (même à s’accuser d’un meurtre).  Et elle m’a souvent fait sourire, pleine de réflexions naïves mais pertinente et d’une belle  répartie. Alan Bradley  a faonné un personnage vraiment attachant, dégourdie, autodidacte, courageuse et touchant par son histoire familiale. Pas facile d’être la dernières d’une fratrie de filles (ou, d’avoir perdue sa mère si jeune et surtout d’être la seule à n’en avoir aucun souvenir. Elle est un peu perchée, totalement dans son univers où la chimie (son histoire, ses codes, ses atomes, ses grands savants) occupe le plus clair de son temps.


Un petit génie de 11 ans dont l’audace est à la hauteur de son intelligence et de sa simplicité qu’il me tarde de retrouver dans la suite de ses aventures La Mort n'est pas un jeu d'enfant. Maintenant, si vous décider de vous plonger dans ce premier volet, ne vous laissez pas avoir par la longueur du début, car tout d’arrange par la suite.

 


 

Pour info, les versions poches de ce titre et du second tome seront disponibles  en octobre 2012 mais devant de telles couvertures, je suis bien contente d'être rester sur les Grand Formats tellement plus beaux.

 

   

   

Lire les avis de Cledesol, d'Ingrid   

  

 

     

 

 La suite ici

 



25/09/2012
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