Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Gilles Caillot : La couleur des âmes mortes

La couleur des âmes mortes de Gilles Caillot   4/5 (24-11-2015)

 

La couleur des âmes mortes (550 pages) est sorti le 22 septembre 2015 aux Editions du Caïman.

 

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L’histoire (éditeur) :

 

Jusqu'où pouvons-nous aller pour satisfaire notre soif de vengeance ? Jusqu'à la perversion de notre propre âme ? Jusqu'à l'affadissement de nos convictions les plus profondes ? Tout est possible, d'autant plus que la douleur décuple les ressentis, exacerbe les passions, allant jusqu'à travestir nos propres croyances et interdits. Si vous aviez le destin du meurtrier de votre fille entre les mains, que feriez-vous ? Moi, je le sais..."

 

Mon avis :

 

Pas facile comme roman ! Autant être prévenu, ce qu’aborde ici Gilles Caillot met mal à l’aise. C’est noir, dérangeant et parfois insoutenable. Mais quelle plume ! Difficile d’en sortir. Ces 550 pages bien tassées s’avalent incroyablement vite (avec quand même forcément une désagréablement envie de vomir par moment).

 

Au cœur de ce nouveau titre : la pédophilie. Mais pas que, heureusement, sans quoi j’aurais reposé le livre sans regret. L’auteur livre là une histoire plus complexe (et qui ne manque pas de tension) où la folie humaine, la vengeance et la trahison rythment efficacement l’intrigue sans temps mort. Il va loin à tous les niveaux, mais la psychologue suffisamment travaillée des personnages donne de la crédibilité et le réalisme nécessaire pour une bonne empathie.

Même  si un point m’a laissée plus perplexe quant à la vraisemblance (certaines actions d’un des protagonistes passant un peu trop facilement sans jamais éveiller le moindre soupçon m’ont parues un peu caricaturales. Mais difficile d’en parler plus sans risquer de dévoiler l’essentiel), l’ensemble tient bien la route.

 

Pris au cœur et à la gorge par ce qu’endurent les personnages, la lecture en devient plus forte et plus active. On ressent avec (trop) d’aisance les douleurs des uns et des autres et on oscille entre la compassion et l’envie de tuer. Accroché à Denis (petit légiste qui perd pied et n’est plus que guidé par le besoin de vengeance), à  sa victime, à Tony et Patrick (bons flics mais mauvais époux, pour résumer sommairement) et aux autres, on entre dans un monde marqué par l’avilissement. Et pas si éloigné du nôtre au final. Jusqu’où ira cette descente aux enfers ?

 

Dans la veine de Karine Giebel, Gilles Caillot signe là un bon page-turner aussi efficace que percutant. Ames sensibles s’abstenir !!!!!!



27/11/2015
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