Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Alan Bradley : Flavia 2, La Mort n'est pas un jeu d'enfant

La Mort n'est pas un jeu d'enfant d’Alan Bradley  4,5/5  (12-06-2012)

 

La Mort n'est pas un jeu d'enfant, une enquête de Flavia de Luce (374 pages), second volet de la série d’Alan Bradley, est publié le 14 septembre 2011 au Edition Le Masque, dans la collection MsK

 

 

 

L’histoire :

 

Flavia de Luce, détective en herbe impertinente, malicieuse et intrépide, se lance dans une nouvelle enquête ! Rupert Porson, un marionnettiste de passage à Bishop's Lacey, est assassiné en pleine représentation. Qui a pu commettre un tel acte - et pourquoi ? Flavia est suffisamment intriguée pour tenter d'éclaircir le mystère, mais elle devra prendre garde à ne pas s'approcher trop près de celui qui tire secrètement les ficelles de cette danse macabre...

 

Mon avis :

 

Retrouver Flavia dans ce second volet était un vrai plaisir. Je suis tout de suite entrée dans l’histoire, un peu plus faite au style pointu et détaillé d’Alan Bladley,


Contrairement à Les Etranges talents de Flavia de Luce, il se passe un bon moment avant que l’on découvre un cadavre. L’auteur nous laisse prendre doucement nos marques avec la famille de Luce et son infatigable Flavia. La Mort n'est pas un jeu d'enfant  s’ouvre en plein milieu de ses funérailles. Fidèle à elle-même, toujours fantaisiste et débordante d’imagination, Flavia est en train de vivre le scénario de son enterrement (plus vrai que nature) lorsqu’elle  entend des sanglots d’une femme quelques tombes plus loin. Elle fait ainsi la connaissance de Nialla, l’assistante du célèbre Rupert Porson, célébrité de la télévision et créateur d’un spectacle de marionnettes réputé. De passage à Bishop’s Lacy, le couple décide de profiter de la panne de leur véhicule pour se produire. La petite bourgade profite du spectacle, tout ce passe à merveille jusqu’à ce que Rupert trouve la mort brutalement durant leur seconde représentation. Qui peut avoir fait une chose pareille ? Son assistante, obligée de subir sa mauvaise humeur (et pire encore) ? Une ancienne maitresse ? Dieter, l’ancien prisonnier de guerre allemand ? Meg La Folle ? Mutt Willmott, le producteur contrarié ?...


La mise en place de l’histoire jusqu’à la découverte du corps est bien faite. Loin d’être redondante, elle permet de remettre en mémoires les personnages principaux (Flavia, ses sœurs Daffy et Fély, son père, l’homme à tout faire Dogger) et de faire (ou refaire) connaissance avec des secondaires (tante Felicité, Gordon et Grace Ingleby, Dieter…). Une fois dans le vif du sujet, l’enquête donne l’occasion de remuer de lourds secrets qui donnent un bon scénario. Les suspects se succèdent sans que l’on sache le fin mot avant la fin de l’histoire.


La série d’Alan Bradley tient son succès avant tout grâce à sa narratrice, la jeune Flavia, une vraie Columbo en culotte courte à l’esprit de déduction irréprochable. Aventurière, indépendante, un brin impertinente, culottée, et surtout très théâtrale, c’est un personnage haut en couleur que l’on suit avec un réel engouement. Toujours passionnée de science, elle manipule aussi bien les composants chimiques que les mensonges, et sait se montrer moins sage qu’elle laisse paraitre en préparant de sales coups contre ses sœurs, qui la malmènent sans regret.


Conclusion : comme le précédent, ce nouveau volet des enquêtes de Flavia de Luce n’est pas une lecture aisée pour les jeunes lecteurs, mais reste néanmoins compréhensible. Que vous ayez lu  Les Etranges talents de Flavia de Luce ou non, je vous conseille fortement La Mort n'est pas un jeu d'enfant.

 

 

 

 

Vous pouvez retrouver l’avis d’Ingrid et de Clédesol avec qui j’ai partagé cette lecture et de Margaux et MyaRosa, des passionnées de Flavia.

 

       

 

 

 



25/11/2012
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