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Véronique Ovaldé : Des vies d'oiseaux

Des vies d'oiseaux de Véronique Ovaldé  4,75/5 (01-11-2013)

 

Des vies d'oiseaux (235 pages) est paru le 18 août 2011 aux Editions de l'Olivier et est disponible en format poche aux Editions J’ai lu (250 pages) depuis le 21 août 2013.

 

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L’histoire (éditeur) :

 

Quand sa fille Paloma déserte sans prévenir la somptueuse villa familiale, Vida lzzara croit en deviner la raison : elle serait partie avec son amant vivre une vie moins conventionnelle. Jusqu'au jour où Vida comprend que c'est elle aussi que Paloma fuit. La recherche de sa fille la conduira de l'Irigoy de son enfance aux recoins secrets de son coeur. Les vies d'oiseaux, ce sont celles que mènent quatre personnages dont les trajets se croisent sans cesse, chacun éprouvant sa liberté d'exister.

 

Mon avis :

 

Dans un lieu imaginaire de l’Amérique latine (Coline Dollar), Vida vit depuis ses 19 ans avec Gustavo. Cet homme riche ne l’a pas seulement sorti de son trou d’Irigoy, il l’a aussi construite, faisant  d’elle ce qu’elle est aujourd’hui, comme il aime le dire. Mais aujourd’hui Vida a 43 ans et elle n’est pas heureuse. Elle ne fait rien de ses journées, seule dans une cage dorée qui se fissure inexorablement depuis un an, depuis que sa fille Paloma a déserté. Les choses changent alors avec l’arrivée du lieutenant Taïbo, venu constater l’effraction de plusieurs villa dont celles de Vida et Gustavo Izarra.

 

C’est avec un vrai bonheur que j’ai suivi ces quelques personnages dessinés par Véronique Ovaldé : Vida, une femme qui ne brille pas spécialement par sa personnalité (étouffée par son  homme centré sur les apparences et qui ne semble se soucier ni de son épouse ni de sa fille dont il ne veut plus entendre parler), Paloma (si triste et seule depuis la mort de sa meilleure amie), Adolfo Orezzo (un petit  gars d’Irigoy, très débrouillard, depuis qu’il a quitté son père violent) et surtout Taïbo, la tranquillité incarnée. Ils représentent différentes  catégories sociales, chacune dictée par la quête du bonheur et  le besoin de sortir de la misère (qui ne le serait pas ?).  Des vies d’oiseaux montre que le bonheur ne se mesure pas forcément à l’argent,  mais que la vraie richesse se trouve plus simplement dans la liberté.

 

Raconté comme un conte, Des vies d’oiseaux est un joli mélange d’imaginaire et de réel où la réflexion psychologique (et ses quelques touches d’humour subtil) se mélange agréablement au texte proche du roman policier. J’ai adoré ce récit tout en douceur, habillé d’une écriture sensible, légère et un peu poétique. Les phrases sont souvent longues, mais emportée dans le récit j’ai pris un grand plaisir à me faire bercer par les mots choisis par véronique Ovaldé.

 

A découvrir !

 

« Le bonheur privé ordonnait et conférait du sens à sa vie. Paloma était son seul système de repères et sa balise, elle se rendait compte du danger de cette unique lorgnette, et elle en ressentait une étrange douleur amoureuse (une sorte de chagrin qui oppresse la poitrine, mais un chagrin délicieux parce que exclusif, un chagrin qui vous dit combien vous êtes vivante et combien ce que vous aimez vous ait précieux), elle savait bien que les dés étaient pipés, et que, quel que soit son comportement, elle aimerait toujours plus sa fille que celui-ci ne l’aimait. » (Mon bonheur privé-Première partie : Vida, Taïbo, 1997)



20/12/2013
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