Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Solène Bakowski : Une bonne intention

Une bonne intention  de Solène Bakowski   3,5/5 (15-04-2018)

 

Une bonne intention (384 pages) est sorti en juillet 2017 aux Editions Autoédité, et est disponible depuis le 14 mars 2018 aux Editions Bragelonne (Thriller)

 

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L’histoire (éditeur) :

 

« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. » Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ? Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.

 

Mon avis :

 

Juin 2003, Nicolas martin enterre son épouse. Un an plus tard, ce père de famille ne s’est toujours pas remis de la perte de sa femme et, englué dans la tristesse, coincé entre les murs de la maison familiale où poisse le chagrin, il n’arrive plus à faire face ni s’occupe de sa petite Mati, 9 ans. Eliane, sa mamie a donc pris le relai et tente de depuis 1 an de faire sortir la petite famille de la douleur de l’absence.

Ce jour de mai 2004, après avoir assisté la veille à une scène particulièrement déstabilisante, Mati ne rentre pas de l’école, son vélo retrouvé accroché à la clôture du parc. Tandis que Nicolas  part à sa recherche, eliane choisi d’appeler la police, de plus en plus inquiète par le comportement de son fils et surtout après la découverte d’une lettre de la fillette  adressée à sa maman…Les premiers retours des enquêteurs ne sont pas ceux auxquels elle s’attendait. Ce n’est pas mati qu’ils retrouvent mais Nicolas…

 

Décrit comme le phénomène « best-seller » de l’auto-édition et encensé par les blogueurs je me faisais une joie de découvrir ce titre. C’est effectivement un page-turner très efficace qui se lit en quelques heures.

Une bonne intention est un roman noir qui laisse une désagréable sensation. Cette famille qui, aux premiers abords semble presque banale, qui tente de vivre du mieux qu’elle peut (très difficilement il faut bien le reconnaitre toutefois) après le drame qu’elle a vécu, se révèle finalement déstabilisante par les secrets qu’elle conserve profondément (chacun dans son domaine) en elle, voire même glaçante. Mati est un petit brin de fillette attendrissante et la perte de sa  maman ajoute un poids énorme dans la balance des émotions. Comment ne pas être toucher par ce qu’elle vit (et notamment par les comportements dysfonctionnels de ses proches) ? On redoute bien évidement le pire et, entre un père dans le coma, une grand-mère qui ne voit en son fils qu’un coupable (et elle n’a pas tort en un sens..), mal à l’aise, on s’interroge. L’arrivée de Rémi dans le roman fait alors prendre à l’intrigue un tournant, mais impossible de vous en dire plus, si ce n’est que malgré cette innocence touchante les choses ne sont pas prêtes de s’arranger…

 

Une bonne intention est donc une très bonne histoire. Même si son dénouement se profil gentiment au fil de la lecture et ne laisse pas de véritable surprise, il reste un thriller psychologique fort où la culpabilité, les secrets et les rancœurs mènent la danse.

 

Un bémol cependant en ce qui concerne la narration. Si l’écriture est fluide, j’y ai trouvé toutefois un excès de vocabulaire, une accumulation de synonymes et de virgules dans les phrases qui m’a donné une impression de surenchère. L’auteure veut (et y arrive d’ailleurs très bien à nous mettre dans l’ambiance, à nous faire percevoir les émotions, les sensations mais j’ai eu comme un sentiment de surenchère dans certains développements. Ça n’alourdit pas pour autant la narration (heureusement), le rythme étant un point fort de ce roman, mais bon ça m’a parfois un peu agacée.

 

Je reste au final sur une note mitigée mais garde le nom de Solène Bakowski de côté pour une autre lecture (son roman Un sac semble très prometteur) car son côté sombre, le suspens pesant et la tension qu’elle insufflé avec naturel dans ses pages m’ont beaucoup plu.



01/05/2018
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