Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Ernest Cline : Player One

Player One d’Ernest Cline   4,75/5 (28-01-2013)

 

Player One (405 pages), premier roman d’Ernest Cline, est disponible depuis le 24 janvier 2013 aux Editions Michel Lafon.

  

 

L’histoire (éditeur) :

 

2044. La Terre n’est pas belle à voir. Comme la majeure partie de l’humanité, Wade Watts passe son temps dans l’Oasis, un monde virtuel où chacun peut faire et être tout ce qui lui chante. Il rêve secrètement d’être celui qui décrochera le gros lot…

James Halliday, le créateur de l’Oasis, est mort quelques années auparavant sans laisser de successeur. Pour décider du sort de sa fortune, il a créé une véritable chasse au trésor. Battre des records à Pac-Man, réciter par cœur des paroles de Devo, et trouver les failles des jeux vidéo cultes : voilà l’unique moyen d’accéder à son héritage colossal. Des centaines de personnes ont essayé, en vain. Joueurs invétérés ou grands groupes corrompus, tous s’y sont cassé les dents.

Wade se dit qu’il serait peut-être capable de relever le défi. Et il résout la première énigme.


Mon avis :

 

A la lecture du synopsis de ce nouveau roman des Editions Michel Lafon, j’ai été très intriguée. Mais, l’idée  de me plonger dans un monde virtuel où les jeux vidéo imposent leurs règles, m’a tout de même un peu refroidie, au point de préférer passer mon chemin. Alors, un grand merci à Camille pour sa précision : « ce n’est pas que pour les geeks et fans de jeux vidéos…hein ! », sans quoi je serais passé à côté de cette super aventure !

 

Player One est un roman dystopique dont l’intrigue se passe dans les années 40 (…2040), dans un monde au bord du gouffre (entre famine, guerre, crise énergétique et autres cataclysmes humains et écologiques). Les habitants (des plus jeunes aux plus vieux) passent la plus grande partie de leur temps dans l’OASIS. L’Ontologie Anthropocentrique Simulée,  Immersive et Sensorielle est un monde virtuel en ligne gigantesque, qui sert à la fois d’échappatoire, de baby-sitter, de prof… Bref, de tout ! Son concepteur, James Halliday vient de décéder. Son héritage (250 milliards de dollars), dissimulé sous forme d’Œuf de Pâques dans ce monde parallèle, ne pourra être déniché qu’après avoir résolu les énigmes permettant de trouver trois clés et trois portails. La majeure partie de la population bûche sur cette quête depuis 5 ans sans qu’aucun résultat n’apparaisse. Jusqu’au 11 février 2045,  où un jeune gamin du nom de Wade Owen Watts voit son nom s’afficher sur le tableau des scores, en remportant la première clé. Mais rien n’est gagné ! Player One est son histoire. La nôtre, celle de la future humanité ?

 

L’idée de base de Player One est ultra simple (une chasse au trésor). Manipulée à la sauce ultra futuriste (immersion dans une réalité virtuelle), agrémentée d’une bonne dose de souvenirs des années 80, l’idée prend un chemin fascinant et plonge le lecteur dans une histoire finalement très  originale, partagée entre futur et passé. Ernest Cline utilise la culture des années 80 (sa musique, ses jeux vidéo, ses films, sa  littérature…) pour enrichir l’intrigue et surtout (je pense) toucher un lectorat plus vaste que les simples fans de jeux vidéo et/ou de science-fiction. Peu importe son intention, ça marche super bien !  Je me suis totalement laissée prendre par le récit (pourtant à 2 000 lieues de mes centres d’intérêts). L’écriture n’a rien de révolutionnaire, mais l’auteur, à travers une écriture simple, donne une lecture agréable. Le thème particulier ne recèle aucune difficulté particulière, bien au contraire. L’intrigue est habilement menée combinant suspens, personnages attachants (d’autres détestables), et beaucoup d’action.

 

On a ici à faire à des avatars plutôt qu’à des personnages. Ce qui ne m’a absolument pas dérangé dans la mesure où ces héros virtuels sont tous commandés par des êtres doué d’émotions et d’intelligence. Wade, le protagoniste jouant sous le nom de Parzival, est un garçon simple, gentil, intelligent et d’une grande combativité. La quête est pour lui une rêve, voir une raison de vivre, lui permettant de s’éloigner de son quotidien des piles (= l’enchevêtrement de caravane et mobil-home qui stocke le maximum de population-confer la couverture du roman).  A part Parzival, on ne sait pas trop qui se cache derrière les autres avatars : Art3mis, Aech, Shoto et Daisho, ses amis avec qui il partage sa  passion pour la quête de l’œuf (et plus si affinité). Ça donne un peu de piquant supplémentaire.

 

Player One, loin d’être un bouquin réservé aux gamers, donne l’occasion aux trentenaires (comme moi) de se faire plaisir en réveillant les souvenirs de leur jeunesse avec un récit qui tient bien la route et qui se lit tout seule. Les plus jeunes (dépassés sans doute par tant de références) ne resteront néanmoins pas sur leur faim et apprécieront tout autant cette histoire dynamique et palpitante tout à fait dans l’esprit YAL, pleine d’action et de rebondissement à la Hunger Games et à la Divergent.

 

Si vous voulez tenter votre chance, ou bien avoir quelques info supplémentaires, c’est par ici.  

 

  




29/01/2013
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