Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Dominique Sylvain : Kabukicho

Kabukicho de Dominique Sylvain   4/5 (21-12-2016) 

 

Kabukicho (286 pages) est paru le 6 Octobre 2016 aux Editions Viviane Hamy.  

 

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L’histoire (éditeur) :

 

À la nuit tombée, Kabukicho, sous les néons, devient le quartier le plus sulfureux de la capitale nipponne. Au cœur de ce théâtre, les faux-semblants sont rois, et l’art de séduire se paye à coup de gros billets et de coupes de champagne. Deux personnalités dominent la scène : le très élégant Yudai, dont les clientes goûtent la distinction et l’oreille attentive, et Kate Sanders, l’Anglaise fascinante, la plus recherchée des hôtesses du Club Gaïa, l’un des derniers lieux où les fidèles apprécient plus le charme et l’exquise compagnie féminine que les plaisirs charnels. Pourtant, sans prévenir, la jeune femme disparaît. Le piège de Kabukicho s’est-il refermé ? À Londres, son père reçoit sur son téléphone portable une photo oùelle apparaît, les yeux clos, suivie de ce message : « Elle dort ici. » Bouleversé, mais déterminé à retrouver sa fille, Sanders prend le premier avion pour Tokyo, où Marie, colocataire et amie de Kate, l’aidera dans sa recherche. Yamada, l’imperturbable capitaine de police du quartier de Shinjuku, mènera quant à lui l’enquête officielle. Entre mensonges et pseudo-vérités, il sera difficile de démêler les fils d’une manipulation démoniaque ; pour le plus grand plaisir du lecteur.

 

Mon avis :

 

Je suis contente de renouer avec Dominique Sylvain, après Guerre Sale son polar franco-africain, elle m’a ici entraînée dans les quartiers chauds du japon, où, je dois dire que j’ai été totalement plongée.

J’ai vraiment beaucoup apprécié l’écriture et l’intrigue de Kabukicho que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt, attachée à ses personnages et intriguée par cette histoire de disparition.

 

Entre clin d’œil à Patricia Highsmith et plongée dans un Tokyo troublant, ce dernier roman est une réussite.

Dominique Sylvain a construit là une histoire passionnante, où la découverte du coupable (que l’on connait relativement vite) perd de son importance tant le reste domine. Faux semblants, coutumes étrangères surprenantes et intrigantes, quête identitaire, destins brisés, elle gère tout à la perfection. Et c’est surtout l’essence si particulière qui transpire ses lignes qui subjugue. Je dois dire que j’ai été totalement bluffée par tant  d’implications, ses personnages remarquablement bien campés et ce parti pris de ne jamais tomber dans le manichéen.

Dépaysant et noir, Kabukicho est un roman passionnant. Son intrigue est bien construite et la narration dynamique, tout en conservant une ambiance posée et étouffante. L’auteure a choisi d’alterner les points de vue des protagonistes et de faire des chapitres assez brefs qui s’enchaînent très agréablement, tenant le lecteur dans les mailles de son histoire difficile à lâcher et qui étonnement ne nous offre que peu de rebondissements et de coups de théâtre. Dominique Sylvain choisit de disperser ses indices pour nous laisser entrevoir la vérité, fait assez vite tomber les masques pour finir par accumuler les cadavres. Sans action (ou peu), elle offre un roman tout en noirceur qui gagne un peu plus en intensité.

 

Bref, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé.



03/01/2017
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