Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Liza Marklund : Le testament de Nobel

Le testament de Nobel de Liza Marklund    2/5 (28-07-2013)

 

Paru en avant-première en automne 2013 au catalogue  des Etitions France Loisirs, le testament de Nobel (444 pages) est disponible depuis le 4 juin 2014, aux Editions MA.

 

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L’histoire (éditeur) :

 

Lors du banquet organisé à la remise du prix Nobel, la directrice du prestigieux institut est abattue par une tueuse à gages. Principale témoin de la scène, Annika, journaliste. Malgré la menace qui plane sur sa vie, la jeune femme décide de mener sa propre enquête. Entre l’implacable tueuse et la journaliste, le duel s’annonce sanglant… et sans merci.

 

Mon avis :

 

Liza Marklund, qui utilise un vocabulaire plutôt simple,  a une plume agréable.  Heureusement, parce qu’avec comme toile de fond le journalisme, le terrorisme et la science, ça pourrait ne pas sembler évident. Les explications sont clairement étayées (ouf !) on comprend finalement aisément les enjeux et toutes les explications apportées au fil des recherche de la protagoniste Annika Bengtzon.  Par contre, les quelques passages relatifs à la correspondance d’Alfred Nobel se détachent particulièrement du reste de la narration. En arrivant comme un cheveu sur la soupe sans que le lecteur ne comprenne le pourquoi du comment, elle surprend et déstabilise même un peu. Le dénouement apporte heureusement un éclairage à l’ensemble qui se révèle finalement assez intelligemment construit.

 

J’ai apprécié avoir à faire à une journaliste. Son métier la rend davantage curieuse et réfléchie qu’un personnage plus classique. On aurait plaisir à s’identifier à elle s’il n’y avait pas tout ce qui se rattache à sa vie personnelle et qui a tendance à énerver tant elle est passive. On a envie de la voir se secouer et prendre le dessus à de trop nombreuses reprises. Frustrée et encore sous le coup d’un passage difficile dans son couple, Annika est une femme fragile et diminuée. C’est un personnage plus humain (certes, mais bon on s’en serait sans aucun doute bien passé) à l’opposé des personnages secondaires, dans l’ensemble plus masculins, qui sont égoïstes, personnels et antipathiques. De vrais anti-héros qui contrebalancent avec cette héroïne un peu fragile.

 

L’auteure a un style accrocheur qui malgré le fait que l’intrigue avance paisiblement, permet de rester accrocher à l’histoire. Le point fort de ce roman est d’avoir choisi deux milieux qui ne manquent pas d’intérêt : le journalisme et la science. On sent d’ailleurs très bien le travail de recherche de l’auteur dans ce dernier domaine. Sans que ce soit rébarbatif, on est facilement pris dans un contexte bien construit et bien ficelé où les enjeux contemporains ne sont pas négligés (éthique, financement des recherches, terrorisme, liberté individuelle…). C’est dans l’ensemble assez clair. De plus, l’intrigue policière qui reste pendant un bon moment en retrait, devient au fil de la lecture un peu plus captivante. Je n’ai rien vu venir quand le dénouement est tombé, d’autant que les explications de Liza Marklund ont eu tendance à tromper mon jugement.

 

En bref : même s’il possède des qualités, ce roman aura pour moi manqué de tension, d’intérêt et de suspens. J’ai malheureusement trouvé ce livre trop long et trop focalisé sur la vie personnelle et familiale de l’héroïne à qui j’ai eu  constamment envie de botter le c--, tant elle se laisse marcher dessus. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir conscience de tous les disfonctionnements qui l’entourent ! 



03/02/2015
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