Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Erica Bauermeister : l'école des saveurs

l'école des saveurs de Erica Bauermeister     5/5 (28-06-2010)

 

 

 

l'école des saveurs (250 pages) est un délice ! Ce roman est paru en septembre 2009 aux éditions Presses de la cité, et est sorti en poche en mai 2011

 

 

 

L'histoire :

 

Après avoir guérit sa mère de dépression grâce à un cacao aux épices, Lillian se promet de consacrer sa vie à la cuisine.

Devenue adulte, elle ouvre donc un restaurant et y anime chaque mois un atelier cuisine « l’Ecole des saveurs ». De l’automne jusqu’au printemps le cours réunit 8 élèves de tous âges et de tous milieux qui tour à tour partagent les expériences culinaires, s’attachent et dévoilent leurs peines, leurs doutes et leurs sentiments intimes.

 

 Au fil des leçons on en apprend d’avantage sur chacun : il y a Claire, la mère de famille qui ne trouve plus sa place suite à la naissance de son 2ème enfant et qui tente de recoller les morceaux d’elle-même. Il y a les retraités Carl et Helen qui se remémorent toutes leurs années communes d’amour et de doutes après la liaison qu’a eu Helen. Il y a Chloé, adolescente qui a tout perdu : l’amour de son ami, son travail, la confiance et l’amour propre, qui se voit offrir une 2ème chance par Lillian. Il y a Tom, jeune veuf empli de tristesse, Isabelle qui perd la mémoire mais pas ses souvenirs, Antonia, jeune italienne mélancolique qui a le mal du pays et enfin Ian avec qui elle découvre l’amour. 

Les liens finissent pas se tisser entre Lillian et ses élèves.

 

Mons avis :

 

Une belle surprise : sous un titre plutôt peu attrayant, se cache une petite merveille. L’histoire est plutôt simple, il y a peu d’intrigue et aucune action mais dès les premières pages on est entrainé dans le récit, saisi par le style, impossible de le lâcher.

Il se lit facilement, avec délectation, en prenant son temps, en faisant des poses pour savourer sa lecture. Erica Bauermeister met tout son talent à l’utilisation des métaphores qui donnent l’eau à la bouche ; on déguste les plats tout en les lisant.

 

 

Savoureux, il est d’une sensibilité incroyable et réveille chacun de nos sens : la vue (chaque page est un tableau tout en couleurs), le toucher  (l’étonnante douceur d’un crabe, la texture de la pâte à gâteau), l’ouïe (le bruit des mains qui malaxent une pate à tortilla, le grésillement d’une sauce en train de cuire), l’odorat et le goût (« riche, plein et complexe, dense comme un long baiser »).

 

D’autre part, ce roman dépeint avec justesse les sentiments de chacun. Si chaque personnage est habité de doutes ou de chagrin on ne tombe pas du tout dans le pathos, car la beauté de l’instant prend le dessus. Les thèmes abordés sont ceux de notre quotidien : la mélancolie, la mort, les doutes, la confiance en soi, la perte de mémoire, on s’identifie forcément à l’un ou l’autre. La vie, même parfois difficile, est simplement et finement décrite. Tout est très positif, on ressort de cette lecture le cœur léger.



04/09/2011
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