Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Barbara Constantine : À Mélie, sans mélo

À Mélie, sans mélo de Barbara Constantine    4,75/5 (25-03-2013)

 

À Mélie, sans mélo (246 pages), deuxième roman de Barbara Constantine,  est sorti le 13 mars 2008 aux editions Calmann-Lévy et en version poche le 20 janvier 2010 chez Le Livre de Poche (256 pages).

 

   

 

L’histoire (éditeur) :

 

Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Pour la première fois, sa petite-fille, Clara, vient passer les grandes vacances chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu'elle a un problème de santé... Elle verra ça plus tard. La priorité, c'est sa Clarinette chérie ! Durant tout l'été (le dernier ?), Mélie décide de fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique... Et puis, comme la vie est vraiment dingue parfois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour... Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

 

Mon avis :

 

Barbara Constantine est chouette, chouette, chouette et déjantée comme j’aime. Son roman A Méli, sans mélo est un livre plein d’amour, de tendresse et de bonnes rigolades.

 

Méli est un personnage plein de vie et ce n’est pas ses 72 ans qui l’empêcheront de prendre sa bicyclette ou sa mobylette. Alors quand Clara (Clarinette, sa petite fille de 10 ans) vient passer les  grandes vacances chez elle, c’est quelque chose. On en profite pour faire du vélo bien sûr, et puis aussi pêcher (à la mode Méli), regarder pousser les bambous, regarder l’araignée  tisser sa toile…. et surtout (re)tomber amoureux ! Bref, que du bonheur !!!! Méli est une grand-mère formidable, toujours partante pour tout, et en particuliers pour prendre soin de ceux qu’elle aime dont Marcel (le meilleur ami de son mari Fernand, mort il y a 12 ans), qu’elle appelle à chaque panne (des fois même avant la panne…). Et clarinette dans tout ça, elle profite de sa mamie et de tous ceux qui sont de passage : Fanette (sa mère en mal d’amour), Antoine (son amoureux), Bello (son parrain), Gérard (médecin, collègue et ami de Fanette, qui vient de se faire larguer après 17 ans de mariage).

 

« C'est qu'il lui a fait un très beau cadeau, le pauvre Fernand. Sans le vouloir, bien sûr, mais quand même... Celui de mourir pile au moment où elle a pris sa retraite. Un vrai cadeau bonus ! Comme dans les paquets de lessive ! Et depuis, Méli savoure. Respire. Vit chaque seconde, comme si c'était la dernière. Simplement. Sans mélo. De toute façon, ce n'est pas son genre, à Méli, le mélo... » (page 49 de l’édition Le Livre de poche)

 

A Méli, sans mélo c’est des tranches de vie de gens simples qui aiment la vie et qui profitent de l’instant tout en réveillant leurs souvenirs (Marcel particulièrement avec son dictaphone). Et c’est l’occasion de revenir sur des moments forts, tendres, et ainsi les partager et les transmettre. Barbara Constantine parle joliment de la transmission entre les générations et du partage.  

Vous l’aurez compris, A Méli, sans mélo c’est un roman qui se lit avec bonheur et dont le seul regret est de ne pas être à la campagne à partager tous ces moments avec eux. Quant à l’écriture, la dédicace qui ouvre le roman met tout de suite en jambe, c’est à la fois poétique et cocasse. Il se lit très très vite, avec ses chapitres ultra courts et son style oral aux mots simples (c’est un plaisir de lire certaines expressions que je n’avais pas entendu depuis longtemps). A Méli, sans mélo est  un roman frais, plein de bons sentiments (trop diront certains, qu’à cela ne tienne).

Une vraie bouffée d’oxygène !

 



25/03/2013
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