Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Nicolas Poupon : L'Ombre d'un nuage

L'Ombre d'un nuage de Nicolas Poupon   4/5 (20-10-2016)

 

L'Ombre d'un nuage (144 pages) est paru le 5 octobre 2016 aux Editions Sarbacane.

 

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L’histoire (éditeur) :

 

"Il faisait très, très, très chaud cet été-là. Le soleil semblait prêt à tout manger et les nuages avaient disparu. Quand Carlos est arrivé en courant pour nous dire qu'il en avait vu un, on s'est dit que ce serait notre nuage, celui qui nous ferait de l'ombre où on veut, quand on veut. De l'ombre rien que pour nous ! Et on est partis pour le capturer, Carlos, Meredith, Prosper, Pedro, Coin-Coin et moi. Il faisait toujours aussi chaud, mais maintenant, c'était de l'aventure ! "

 

Mon avis :

Prescription livresque du jour 

Symptômes : enfant de huit ans (ou plus) sachant lire mais éprouvant un certain déplaisir à la vue d’un roman

Recommandation : ouvrir L’ombre d’un nuage

 

Impossible de na pas accrocher aux personnages et surtout au style. L’ombre d’un nuage c’est du bonheur à tous les niveaux ! Sous ses airs enfantins et son synopsis plein de poésie, se cache un récit plein d’aventure avec une narration au langage courant, riche en humour qui détonne, entrecoupée de dessins et de bulles pour un récit version roman-BD.

L’ombre d’un nuage est un album de près de 140 pages qui ressemble un roman (avec des chapitres et tout et tout) mais qui garde tous les trucs cools des albums pour petits (une grande taille, une belle couverture dure et surtout plein, plein, plein d’illustrations). Ou comment passer du livre pour bébé au livre de grand, sans contrainte mais avec vachement de plaisir !

 

Aucune difficulté donc mais plutôt le même entrain du début à la fin à la lecture de ce livre grâce à ces tonnes de dessins qui mettent en scène des héros sympas aux gros yeux expressifs.

L’ombre d’un nuage c’est l’histoire de six copains qui en ont ras le bol du ciel bleu : Pedro (l’incertain et perpétuel questionneur), Coin-Coin (l’intello maladroit), Meredith (la vaillante et futée), Prosper (le petit et frère de Nestor, encore un peu bébé mais loin d’être bête), Carlos (le chef, un dur au grand cœur) et Nestor le narrateur qui ressemble tellement au lecteur qu’il parle comme lui !

 

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Il fait vraiment trop chaud et ils s’ennuient ferme planqués à l’ombre sous leur arbre. Jusqu’à ce que Carlos détecte un nuage et décide de l’attraper. Les choses sérieuses vont commencer…

Le voilà donc ligoté et caché dans la cabane abandonnée au milieu de la forêt. Ça serait plutôt pas mal de trouver un moyen de la faire grandir, parce que cette découverte n’est pas vraiment grande et n’arrive pas à faire suffisamment d’ombre pour les six compères. Mais le temps passe et l’orage finit par arriver. Quand il gronde de plus en plus et que les éclairs tombent partout, les six amis (enfin, surtout le petit) finissent par comprendre que cette chose cotonneuse, pleine de rien, n’est peut-être pas si différente qu’eux.

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Et voilà, sans s’en rendre vraiment compte, celui qui rechignait à ouvrir un bouquin (et à surtout le lire) arrivent à la fin, content d’avoir vécu cette folle aventure et fier d‘avoir avalé plus de 130 page en un rien de temps. Et oui, de fil en aiguille, il enchaîne la narration, les dessins et les bulles de dialogues savoureux, en phase avec son univers et arrive finalement, peut être un peu trop vite, à la dernière page.

Ces petits personnages, aux caractères différents, sont réalistes et proches des enfants : ils ont peurs, vivent de grandes choses, désobéissent et font des bêtises, s’énervent, ne savent pas toujours faire des doubles nœuds et prennent conscience de certaines grandes choses. Ce qui rend aussi cette histoire si attachante !



01/11/2016
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