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Jean David Blanc : Trois jours au Népal

Trois jours au Népal de Jean David Blanc   4/5 (21-12-2012)


Trois jours au Népal (162 pages) est le récit-témoignage de Jean David Blanc, publié aux Editions Robert Laffont le 18 octobre 2012.

 

 

L’histoire (éditeur) :


En ce mois de janvier 2011, Jean-David Blanc se retrouve avec des amis pilotes pour un survol de l'Himalaya en parapente à moteur en direction de l'Annapurna. Le fabuleux moment d'évasion vire au cauchemar lorsque, pris dans la brume, Jean-David se perd et se fracasse contre une paroi de la montagne. (...) Mais au coeur de l'hiver, à cette altitude, et pas équipé pour la survie en montagne, le temps presse….

 

Mon avis :


Après une semaine à parcourir le Népal en volant, Jean  David Blanc s’apprête à effectuer son dernier vol avant que l’équipe dont il fait partie ne rentre chez elle aux 4 coins du monde. Il entame donc son survol de l’Himalaya en direction de l’Annapurna. Son équipier François, arrivé à 2500 mètres d’altitude, abandonne à cause du froid. Jean David Blanc, quant à lui, porté par l’exaltation,  continue à prendre de la hauteur, cherchant à dépasser le cotonneux brouillard, jusqu’au moment où il se fait brusquement face à la paroi de l’Himalaya. Trop tard pour réagir, l’auteur se retrouve accroché (miraculeusement) à un buisson.

Il fait le point (tout en gardant son humour), et réalise sa chance dans son malheur. Sa radio et son téléphone fonctionnant, il envoie des SMS de localisation à 3 correspondants. Vient ensuite la mise en route des questions pratiques : ménager ses forces, trouver un endroit plus stable pour attendre les secours… Bref, survivre. Malgré une première nuit difficile à affronter le froid extrême de l’Himalaya à 3000 mètres d’altitude et la solitude (pendant que ses amis et équipiers de vol font la fête !), Jean David Blanc arrive encore à s’émerveiller de la nature au lever du soleil. Mais la situation se dégrade et l’affolement gagne du terrain. Un choix difficile s’impose à lui, peut-être pas forcément le bon….


« Pas mon truc, le trek, mais puisqu’il en est ainsi, contre mauvaise fortune bon cœur : je profiterai de ces circonstances pour faire un peu de sport  et apprécier la nature. Je vais rater mon vol de 13h45 c’est certain. Tant pis, c’est la vie. » Page 78


J’ai été suspendue au récit de Jean David Blanc  comme à une corde d’alpinisme. Je ne voulais (pouvais) pas le lâcher.  Ce témoignage est (beaucoup trop) court et très bien raconté. Les faits sont reportés avec exactitude, jusque dans les fautes d’orthographe des texto échangés. En seulement 160 pages, l’auteur livre son aventure hors du commun. Il va tout simplement à l’essentiel avec beaucoup de lucidité. Tout en sachant qu’il allait s’en sortir, je suis restée tendue et surtout scotchée durant toute la lecture.

L’auteur m’a épatée. Son sang-froid et sa clairvoyance, son courage et sa force physique et mentale m’ont stupéfiée.


« J’ai échappé à une chute qui aurait pu m’être fatale, ou pire, presque fatale. Je suis là, vivant. Gonflé par l’adrénaline, je suis même bien. Quand on échappe au pire, le moins pire parait délicieux. » Page 41


L’auteur a enduré et supporté ce qui lui arrive, fait des choix, commis des erreurs mais n’a jamais cessé d’avancer.  Il a choisi de de prendre en main son destin et c’est là la force de cette histoire, racontée avec humour. Trois jours au Népal se lit comme on regarde un bon film d'action, avec plaisir !


« Mourir dans un chute, un crash, un accident, quelque chose de violent, ce n’est pas génial, mais c’est un accident. Mourir par manque de discernement, par impatience, parce qu’on se croit capable de « s’en sortir tout seul », mourir sur un coup de tête : c’est con. » Page 94



23/12/2012
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