Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Nicolas Lebel : De cauchemar et de feu

De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel    5/5 (11-06-2017)

 

De cauchemar et de feu (416 pages) est disponible depuis le 3 Mai 2017 aux Editions Marabout (Marabout Thriller).

 

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L’histoire (éditeur) :

 

Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front. À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA. Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.D ans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale

 

Mon avis :

 

Je suis une grande fan de Nicolas Lebel et de sa clique. C’est toujours un plaisir de les retrouver (et en particulier Mehrlicht) et me plonger dans une de leur nouvelle affaire, et je peux vous dire que De cauchemar et de feu est de loin le meilleur de la série !!!!

 

Bon, on retrouve donc évidement (et heureusement !) le capitaine Mehrlicht, ses lieutenants Latour et Dos Santos fidèles à eux même (et un nouveau stagiaire…) :

- le premier, toujours aussi fumeur (adepte de la bonne vieille gitane), érudit (attention Julien Lepers tu vas en prendre pour ton grade ! ou pas…), cynique, misogyne, allergique aux ordi et à la nouvelle technologie et franchement pas commode (un caractère « prononcé » pimenté d’un langage ordurier qui fait en partie son charme),

- le second (belle rousse aux yeux bleus), bientôt mariée à Jebril, son tchétchène sans papier (avec qui elle vit une sincère et secrète histoire d’amour depuis deux ans)

- et le troisième, véritable tatillon question lois, maîtrise parfaite du code pénal, qui en pince pour sa collègue Latour, habitué aux salles de sport et aux sports de combat, et qui suite à ses magouilles du précédent volet, risque ici gros….

 

Bref, voilà une belle équipe que je vous invite à vite découvrir, si ce n’est pas encore déjà fait.  Vous pouvez assez facilement faire leur connaissance avec ce nouvel opus, mais je vous conseille vivement de commencer par le début (j’aime cette continuité avec les précédents) car Lebel joue avec leur personnalité, les bonifie et use et abuse de certain de leurs traits pour le plaisir du lecteur qui ne peut qu’apprécier ces petites touches d’humour et ces nombreux clins d’œil (le stagiaire encore et toujours, par exemple, ou les sonneries de téléphone…)

 

Les voici donc embarqués dans une nouvelle affaire : jeudi 24 mars 2016, un homme est retrouvé abattu dans les toilettes d’un pub irlandais. Sur le corps de la victime, John Murphy, un catholique d’Irlande du nord (Belfast), on retrouve de nombreux tatouages en lien avec l’IRA et ,sur les lieux, un bonhomme simpliste (presque enfantin) dessiné au doigt et avec le sang de la victime rappelant une vieille légende irlandaise, le Far Darrig…

Mais l’approche du lundi de Pâques, annonçant un manque de personnel, et l’état d’urgence (relatif aux attentats parisiens du 13 novembre 2015) compliquent un peu les choses….

 

Si l’équipe va ici bien patauger, Nicolas Lebel nous permet à nous, au contraire, de capter beaucoup d’éléments et de comprendre plus facilement les bases de l’affaire, en construisant son roman sur deux récits : celui de l’enquête parisienne (d’ailleurs fidèle et très bien ancrée dans la réalité) et celui de plusieurs gamins d’Irlande du nord (quartier catholique de Gerry)avec qui ont fait connaissance en avril 1966 et que l’on va suivre (pour certains) jusqu’à nos jours, à travers  les différentes étapes de cette terrible guerre civile qu’a connu l’Irlande.

 

De cauchemar et de feu est excellent ! Nicolas lebel est au meilleur de sa forme et signe là un Mehrlicht au-dessus de tout. L’histoire entremêlée (dans le fond et la forme) à l’Histoire (parfaitement et clairement rendue) est passionnante.

Méthodique, il offre là une excellente intrigue tant sur le plan de l’investigation avec des personnages qui gagnent toujours un peu plus en profondeur et qui aiment le travail bien fait (même s’il faut parfois s’écarter des conventions et des règles) que sur le fond et le contexte, grâce à cette grande fresque irlandaise minutieuse, humaine, juste et douloureuse. C’est complexe mais l’auteur arrive super bien à nous captiver, à nous intéresser, à nous impliquer dans l’un comme dans l’autre qu’il en devient impossible à lâcher le bouquin. La maîtrise des faits est parfaite et sans nous faire tomber dans le bouquin historique car il réussit à intégrer harmonieusement le contexte historique à l’enquête et, au-delà de lui apporter une grande crédibilité, permet aussi d’accroître l’intérêt du lecteur. L’histoire parallèle de Seamus, de l’IRA et cette petite touche de légende avec ce « Croquefeu » irlandais est hyper intéressante.

 

Bon, si je vous dis en plus que j’adore le style, qui ne manque pas d’humour et de pep's (les dialogue sont vifs, vivants et décapants parfois), vous risquez de croire que j’ai beaucoup aimé ce livre…

Evidemment ! De cauchemar et de feu est génial, lisez-le !

 

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05/07/2017
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