Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Frédéric Mars : Le manuel du serial killer

Le manuel du serial killer de Frédéric Mars   3/5 (14-07-2013)

 

Le manuel du serial killer  (461 pages) est paru le 6 mars 2013 chez Hachette Black Moon dans la collection Black Moon Thriller.

 

 

L’histoire (éditeur) :

 

Dans deux heures ou trois heure tout au plus, ce garçon sera mort.
Je vous raconte la suite ?
Les hululements de douleur du môme qui se tient le ventre à deux mains ?
Ses convulsions sur le sol de la cuisine familiale ? Les cris de la mère qui découvre son fils déjà quasi exsangue ? Raide comme une batte. Vidé ou presque de son sang, écrasé comme un petit cafard sur le carrelage immaculé. 
Les yeux du gamin ont cessé de papillonner. Le coma ne va pas tarder à l'emporter. Même avec la meilleure volonté du monde, le médecin ne sera pas sur place avant plusieurs minutes. Et, sans soins immédiats, il va ... 
Alors, je vous la raconte ou pas, cette suite ?
Non.
Je vais plutôt vous parler de moi. C'est ça, de moi seul. 
La mort est en moi. Là, dans ma tête. Elle y a toujours été comme chez elle.

 

Mon avis :

 

En commençant Le manuel du Serial killer, je me suis dit : « chouette, un thriller à l’écriture simple et agréable et à l’intrigue qui tient en a haleine et qui semble surtout pleine de surprises ! ».  Je ne m’étais pas trompée, et pourtant ça n’aura pas été un coup de cœur.

Frédéric Mars nous a concocté un roman proche d’un de ceux de Dennis Lehane. Oui, mais alors pourquoi je m’apprête à râler alors ? Et bien parce que Dennis Lehane l'a fait avant lui (l’attrait de la nouveauté n’est donc plus là) et que à force de nous faire tourner en bourrique, j’ai fini par me lasser.

 

Bon, il faut reconnaître tout de même que je me suis laissée prendre au jeu. Suivre Thomas Harris dans son univers ne m’a pas déplu. Ce jeune homme, étudiant en quatrième année de Lettres (spécialisé en droit) à Harvard, se voit proposer une place de chroniqueur judiciaire dans le prestigieux quotidien du  campus. C’est une super aubaine qui lui permettrait à terme de valider son année  (sans même avoir à remettre son mémoire) et d’intégrer immédiatement la rédaction du journal. L’actualité judiciaire est justement extrêmement riche, puisqu’une série de morts suspects par empoisonnement concernant des enfants âgés de 8 à 11 ans  occupe le devant de la scène. Cependant, il supporte difficilement la vue de certaines scènes et en vient à renoncer à son partenariat, pour être finalement redirigé chez l’éditeur Killin Publishing au service manuscrit, chargé de dénicher LE futur succès. Parmi la masse de feuillets, il tombe sur quelque chose : Le Manuel du Serial killer… A partir de là, sa vie bascule (ce n’était déjà pas vraiment rose…) et, par un énorme concours de circonstances, le voilà accusé du meurtre des garçons. Accompagné de Sophie Harris (son binôme de travail), il va tenter de prouvé son innocence…

 

Voilà un sujet qui s’annonce passionnant, d’autant qu’un recoupement avec une affaire vieille de 10 ans (pour laquelle le suspect a été appréhendé et exécuté) vient pimenter l’intrigue. Ajouter à cela une histoire personnelle et familiale bien lourde et délicate, on est en droit de se poser beaucoup de questions. C’est effectivement le cas, puisque l’auteur nous envoie sur des pistes différentes, nous faire croire en des possibilités diverses et n’hésite pas à pousser le bouchon un peu loin pour ne pas nous ennuyer (ça, c’est ce que je suppose). Il y a donc beaucoup (trop) de révélations et de changements de directions. Ça relance l’intrigue mais ça donne parfois l’impression de ne plus rien comprendre ou d’être passé à côté de quelque chose. Quand arrive enfin le dénouement, c’est l’apothéose !

 

L’écriture n’est pas désagréable, au contraire. C’est vif, fluide et intéressant, mais parfois trop poussé dans les informations liées aux serial-killers (qui n’avaient pas autant lieu d’être). Ponctué d’extrait du Manuel et entrecoupé de séances chez le psy, le principal du texte est écrit à la première personne (du point de vue de Tom Harris) ce qui donne l’impression d’en être proche et accroît ainsi la tension. On se met inévitablement à la place de ce jeune homme qui n’a vraiment pas grand-chose pour lui. En plus d’avoir un défaut à l’œil, de souffrir d’épistaxie (de saigner de nez, quoi !), de ne pas avoir parents (ni d’amis d’ailleurs !), il faut qu’il se retrouver mêlé de très très très près à une histoire de meurtres en série !!!! Comment va- il réussir à se sortir de là ? Parce qu’on espère quand même. Il n’a pas vraiment l’air méchant ce type, il essaye juste de s’en sortir. Mais s’il avait finalement un lien avec cette histoire (de près ou de loin)…

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Le manuel du serial Killer est un thriller qui se lit tout seul et qui met constamment le doute dans l’esprit du lecteur. Je ne m’attendais pas à cette fin, mais avant d’en arriver là, j’ai un peu perdu l’intérêt qui me tenait si bien accrochée au début de ma lecture. A force de nous laisser dans le flou (un pas en avant, mais deux pas en arrière), j’ai trouvé que l’intrigue n’avance pas beaucoup.

Même si je suis mitigée, je pense qu’il mérite d’être lu, certaine qu’il trouvera et convaincra bon nombre de lecteurs, qui devraient en sortir ravie !

 

Si vous souhaitez lire d'autres avis, voici ceux de cette lecture commune : Flo Tousleslivres VepugAgnahLisalor 

 

   



14/07/2013
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