Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Clémentine Beauvais : Les petites reines

Les petites reines de Clémentine Beauvais    4,75/ (31-03-2017)

 

Les petites reines (270 pages) est paru le 1er avril 2015 dans la collection Exprim' des Editions Sarbacane.

Depuis le 22 mars 2017 vous pouvez le découvrir dans sa version audio, chez Audiolib (durée d’écoute : 6 heures 15 minutes).

 

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L’histoire (éditeur) :

 

On les a élues «Boudins de l'année» sur Facebook. Mais Mireille Laplanche et ses «boudinettes». Hakima et Astrid, n'ont pas l'intention de se lamenter sur leur sort ! Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris... ... pour s'incruster à l'Elysée ! Place aux Petites Reines ! !

 

Mon avis :

 

Lu il y a déjà un petit moment (et beaucoup apprécié), j'ai sauté sur l'occasion de sa sortie en version audio pour le redécouvrir sous un autre jour et enfin vous en vous en dire quelques mots.

 

Les petites reines et un roman jeunesse génial (dès 12/13 ans, c'est parfait), drôle, tendre, grinçant (nécessaire pour pousser à la réflexion intelligente) mais jamais cruelle.

C'est l'histoire de Mireille Laplanche, une collégienne (presque) banale qui, cette année, a perdu sa place de Boudin d'Or, détrônée par une nouvelle de seconde et par la petite 5ème Hakima.

 

« Ça y est, les résultats sont tombés sur Facebook : je suis Boudin de Bronze.

Perplexité. Après 2 ans à être élue le Boudin d'Or, moi qui me croyais indéboulonnable, j'avais tort.

J’ai regardé qui a remporté le titre suprême. C'est une nouvelle, en seconde B ; je ne la connais pas.  Elle s'appelle Astrid Blomvall.  Elle a des cheveux blonds, beaucoup de boutons, elle louche tellement qu'une seule moitié de sa pupille gauche est visible, le reste se cache en permanence dans la paupière.  On comprend tout à fait le choix du jury.

Le Boudin d'Argent a été décerné à une petite de 5ème, Hakima Idriss.  C’est vrai qu'elle est bien laide aussi, avec sa moustache noire et son triple menton ; on dira un brochet. »  

Chapitre Premier.

 

Mireille est donc boudin de Bronze.  Qu’à cela ne tienne, tout ceci (et beaucoup d'autres encore) va rapprocher ces trois jeunes filles jusqu'à les entraîner dans une immense aventure à vélo jusqu'à Paris (et de Bourg-en-Bresse, ça en fait de la route !)  accompagnées de Kader (grand frère d’Hakima et chaperon de la fine équipe),  handicapé depuis qu'il a été pris en embuscade au Galeristan (et oui, il y a aussi la guerre là-bas !)

Alors voilà, boudins à gogo (elles vont en vendre des kilos), rencontres et expériences personnelles (amour, premières règles…) vont cheminer leur périple vers l'Élysée et sa Garden Party du 14 juillet où elle compte bien régler quelques comptes.

 

Oui, Les petites reines c'est un roman jeunesse mais, même quand on a la trentaine passée, impossible de ne pas rire.  Et attention, sous ses airs légers et plein de drôlerie, se cachent évidemment de belles choses intelligentes à mettre entre toutes les jeunes mains.

Et si ça semble parfois terriblement méchant, le détachement qu’a Mireille (la première concernée quand même) à nous raconter tout ça, change tout.  C’est toujours aussi féroce mais on voit les choses autrement. Ça donne davantage envie d'être aussi forte qu'elles  que de s'apitoyer sur leur sort.

Derrière l'humour, il y a des thèmes chers à l'adolescence (confiance en soi, harcèlement, partage, premiers beguins…)  mis en lumière avec légèreté et sensibilité,  parce que Clémentine Beauvais à ce regard juste et ce  ton qui colle si bien au protagoniste (et au lecteur concerné).  Les rapports sociaux et toutes les difficultés liées au physique quand on a 12-16 ans sont très bien mis en scène. C'est gros mais l'humour bien senti permet de ne pas tomber dans le cliché ni le lourdingue.

 

0_.jpg Le livre audio ?  

 

Absolument à la hauteur !

Le rythme relevé du livre et ici très présent grâce au style de Rachel Arditi qui n'hésite pas à mettre l'accent sur les intonations pour faire parler ses personnages. Enfin, les personnages de Clémentine Beauvais, en fait ! Mais, elle se les approprie si bien qu’on pourrait croire que ce sont les siens.  

On a ici vraiment l'impression que c'est Mireille qui nous raconte son histoire et qui lâche ses réflexions (et elle n'a pas sa langue dans sa poche !), ce qui donne une force supplémentaire au roman. 

La loufoquerie des situations est palpable et l'ensemble à quelque chose d'encore plus pétillant.

Ce livre audio et une réussite !

Un extrait ici

 



19/04/2017
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