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Catherine Taret : Il n'est jamais trop tard pour éclore

Il n'est jamais trop tard pour éclore de Catherine Taret  3,5/5 (16/07/2017)

 

Il n'est jamais trop tard pour éclore (220 pages) est sorti le 10 Mai 2017 aux Editions Flammarion / Versilio.

 

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L’histoire (éditeur) :

 

« Il y a deux ans, comme le font les gens raisonnables quand ils sont au fond du trou, j'ai consulté une voyante qui m'a fait cette surprenante révélation : Il ne faut pas vous inquiéter, vous êtes une late bloomer, tout va vous arriver plus tard dans la vie ! Selon elle, je n'avais rien raté, je prenais juste mon temps. J'étais en train de grandir, de m'enrichir, de pousser comme une plante en milieu de saison. Et surtout, un jour, c'est sûr, le sens allait se révéler à moi. J'ai retroussé mes manches, j'ai creusé pour déterrer les peurs, les croyances et les injonctions qui m'empêchaient d'avancer, j'ai semé les nouvelles graines qui allaient me faire éclore. Il n'y a ni âge, ni sexe, ni origine, ni taille, ni poids pour être late bloomer... C'est la beauté de cette aventure. »

 

Mon avis :

 
Les premières pages ont tout de suite réveillé mon intérêt, mettant en avant le terme de Late Bloomer (que je ne connaissais pas) et expliquant ce expression (qui étonnement n’a pas de traduction française).

Puis ensuite, le récit prend une orientation plus personnelle. Catherine Taret, auteure et narratrice, précoce dans de nombreux domaines, revient sur sa tendance à « prendre son temps » dans d’autres, tels que la maternité et le mariage.
Après une bonne dose de culpabilité et de stress, elle comprend qu’elle n’est plus vraiment dans l’action et pose finalement un mot sur son « pseudo mal » (grâce à son astrologue) : elle fait partie des Late Bloomer.
« Ça a changé le monde, à mes yeux en tout cas. Et puis ma vie aussi. » page 22


Elle revient ainsi très justement sur ce qu’elle a fait avant, comme pour justifier ce que d’autres nomment « retard », entraînant alors un retour à zéro (salutaire, nécessaire, imposé, logique…peu importe la raison !) et le changement.
« Heureusement pour les late bloomers, il n’y a pas de temps perdu.  Mon passage éclair chez le consultant m’avait permis de rencontrer un personnage essentiel du récit, Anne, une amie qui m’offrit par la suite une filleule et un super conseil : « Si tu veux que ta vie change, il faut changer quelque chose à ta vie. » (…)
Un autre gros morceau que j’ai appris sur le tas, c’est qu’une fois qu’on a défait sa vie, il ne faut en aucun cas se précipiter. Le vide qu’on a créé, il faut le laisser respirer. Laisser tranquillement ma nouvelle version de soi émerger, se déployer dans la douceur et le silence. » Page 37

 
Il n’est jamais trop tard pour éclore contient de bonnes idées, une analyse perso mais perspicace qui a certes un point de départ unique, lié à l’auteure, mais qui se révèle riche d’orientation et de questionnements (j’aime l’idée qu’il s’adresse à tous et que chacun y trouve un peu de lui dedans).

 

« Laisser la place à l’instinct, se mettre en mouvement, partir à l’aventure, expérimenter. Point d’étape : c’est dans cette phase que se retrouve un late blommer quand il lâche enfin ses résistances et qu’il ouvre les vannes. Tout à coup, ouh là ! des tas de désirs se font jour et demandent à être exaucés. » Page 86

 

Il y a là beaucoup de sérieux évidement mais aussi un brin d’humour, de légèreté et beaucoup de positif.

« En pure late bloomer, je suis un escargot qui transporte un monde. Le mien est tout doux, sans portes qui claquent, il est fait de connexions et d’alchimie, de logique et poétique. » Page 222 

On devient assez vite proche de Catherine Taret (même si toutes ses expériences ne sont pas les nôtres et parfois loin de l’être), saisissant sa psychologie, ses attentes et comprenant ses choix.

 

Il n’est jamais trop tard pour éclore se compose de 17 parties, la plupart comprenant plusieurs chapitres et beaucoup de photos et dessins. C’est ainsi que je l’ai lu de manière fractionnée et je pense que c’est ce qui m’a permise de l’apprécier davantage et ne pas me lasser.

J’ai trouvé qu’il y avait là un mélange de guide de développement personnel et de roman Chick-lit qui finalement offre autant un agréable moment de détente que de remise en questions. Par contre, il ne s’agit pas là de vous guider véritablement ou d’apporter des solutions, mais dans la mesure où il s’agit de partager son expérience personnelle, Catherine Taret décomplexe avant tout chacun de ceux qui mettent un peu plus de temps à se trouver et/ou trouver leur place. A chacun d’y prendre ce qu’il a envie d’en tirer !



19/07/2017
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